la Grande Classe, en toute discrétion.

Je termine en toute discrétion la bouteille de Chardon… « Discret », c’est son nom justement. Le genre de vin dont on se souviendra dans cette année 2008, et de façon indiscutable. Un grand moment de dégustation, un vin immense, « encore un brin fermé » m’écrit Julie (la conceptrice) sur un morceau de papier griffonné… tu parles, ça explose dans tous les sens !!! ça envoi du Moka juste moulu de chez Jean Boffeli, la citronnelle, le poivre de Sichuan, le Lys, la fumée du sioux qui déclare la guerre au camps adverse, le galet frotté contre un silex un soir de pleine lune dans la vallée du Cher. La texture est plus que soyeuse, elle est vaporeuse !!! J’ai l’impression d’être en face d’une cuisine moléculaire, sous forme de nuage… voilà c’est ça, un nuage de vin !! C‘est admirable, exemplaire, à couper le souffle, Pat est là, je lui propose immédiatement de mesurer ça aux plus grands du Languedoc et du Rhône méridional. Incontestablement ce vin écrasera sur son passage une immense partie de la cavalerie que l’on nous force à boire. Ce vin là, c’est vous qui le forcer à remplir votre verre tellement ça vous entraîne. Pat me dit : « Il est possible de trouver des vins comme ça à Chateauneuf »… chiche !!!
A suivre donc, car cette bouteille a marqué les esprits et gravé un long poème dans le casse-croûte de ce midi. Dommage, il n’en restait pas sur les fromages de Philippe Olivier, mais ça on en reparlera très vite…